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Bien-être hormonal

Qu'est-ce que la périménopause, et pourquoi tant de femmes noires n'y ont pas été préparées

Aja Diack ·

Qu'est-ce que la périménopause, et pourquoi tant de femmes noires n'y ont pas été préparées

Qu'est-ce que la périménopause, et pourquoi tant de femmes noires n'y ont pas été préparées

Vers la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine, beaucoup de femmes commencent à sentir que quelque chose change. Le sommeil devient plus fragile. L'humeur bouge davantage. Le corps ne réagit plus tout à fait comme avant. Des cycles réguliers depuis des années deviennent imprévisibles.

Certaines femmes reçoivent rapidement un nom et une explication. Pour beaucoup de femmes noires, l'expérience est différente : silence, banalisation, symptômes traités séparément, ou réponses qui ne tiennent pas compte de la personne dans son ensemble.

La périménopause est la période de transition qui précède la ménopause. Pendant ces années, les hormones, notamment les œstrogènes et la progestérone, peuvent fluctuer de manière moins prévisible. Cette étape peut commencer plusieurs années avant la ménopause et sa durée varie énormément d'une femme à l'autre.

Ce n'est pas une maladie. C'est une transition naturelle de la vie. Cela ne veut pas dire qu'il faut minimiser ce qu'elle peut provoquer. Certaines femmes traversent cette période avec peu de symptômes. Pour d'autres, elle peut bouleverser le sommeil, l'énergie, l'humeur, la concentration, la vie sexuelle et le quotidien.

Ce qui se passe dans le corps

Pendant la périménopause, les variations hormonales ne suivent plus toujours le rythme auquel le corps était habitué. Certains mois peuvent sembler presque normaux. D'autres peuvent s'accompagner de plusieurs changements à la fois.

Les œstrogènes agissent dans de nombreux tissus du corps. C'est l'une des raisons pour lesquelles les effets de la périménopause ne se limitent pas au cycle menstruel.

Parmi les symptômes fréquemment rapportés, on retrouve les règles irrégulières, les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les troubles du sommeil, les variations d'humeur, l'anxiété, le brouillard mental, certains inconforts articulaires, les changements de libido, la sécheresse vaginale et des changements dans la répartition du poids.

Toutes les femmes ne vivent pas la même chose. Et c'est justement pour cela qu'une approche individualisée compte.

Pourquoi les femmes noires peuvent être moins bien accompagnées

Les inégalités de prise en charge ne sont pas imaginaires. Les femmes noires peuvent rencontrer davantage de difficultés à être entendues, à recevoir des explications claires ou à voir leurs symptômes explorés dans leur ensemble plutôt que réduits au stress ou au simple vieillissement.

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Cela s'inscrit dans une histoire plus large d'inégalités de santé qui ont trop souvent minimisé la douleur, les symptômes et le vécu corporel des femmes noires.

Le résultat est concret : certaines arrivent à cette période sans vocabulaire pour décrire ce qu'elles vivent, sans repères pour savoir ce qui mérite une consultation, et sans soutien adapté.

À quoi peut ressembler un soutien holistique

Une approche holistique ne signifie pas remplacer les soins médicaux. Elle signifie regarder l'ensemble : sommeil, alimentation, stress, activité physique, santé émotionnelle, environnement, habitudes de vie et suivi médical lorsque c'est nécessaire.

Une alimentation régulière et variée, riche en aliments végétaux peu transformés, en fibres et en sources adaptées de protéines peut soutenir la santé générale pendant cette transition. Des aliments familiers à nos cuisines africaines, comme le mil, le fonio, le niébé, le gombo, les légumes-feuilles, le gingembre, le bissap ou le baobab peuvent tout à fait trouver leur place dans cette façon de se nourrir. Il n'est pas nécessaire de transformer nos traditions en promesses médicales pour reconnaître leur valeur nutritionnelle et culturelle.

Le stress mérite également une vraie attention. Non pas parce qu'il serait responsable de tout, mais parce qu'un système déjà sollicité par des changements de sommeil, de rythme et d'humeur a besoin de récupération.

Le mouvement, le repos, les routines du soir, la respiration, la vie spirituelle et l'espace pour parler de ce que vous traversez peuvent tous faire partie du soutien.

Cette transition vous appartient

La périménopause n'est pas la preuve que votre corps vous abandonne. C'est une transition. Une transition réelle, parfois inconfortable, parfois déroutante, mais qui mérite d'être comprise plutôt que subie dans le silence.

Vous avez le droit de demander de l'aide. Vous avez le droit de chercher un professionnel de santé qui vous écoute. Vous avez le droit de prendre au sérieux ce que votre corps vous dit sans avoir peur d'être jugée comme « trop sensible ».

Et vous n'avez pas à traverser cette étape seule.